Sofonisba Anguissola |
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Crémona vers 1535 - Palerme 1625 Née à Crémone aux alentours de 1532, Sofonisba Anguissola fut la première des six filles d'un noble italien nommé Amilcare Anguissola, sénateur de la ville. Comme ses soeurs elle bénéficia d'une excellente éducation et étudia le latin, la musique, la peinture. Quatre d'entre elles : Elena, Europa, Lucia et Anna Maria, étudièrent également la peinture. Toutefois, Lucia fut la seule à faire également de la peinture une profession. Elena entra dans les ordres dès son adolescence et Anna Maria et Europa renoncèrent aux pinceaux dès qu'elles furent mariées. Quand Sofonisba eut plus ou moins onze ans, son père la fit étudier à l'atelier de Bernardino Campi, célèbre portraitiste et peintre de tableaux religieux. Sofonisba Anguissola fut l'une des rares femmes de son temps à
acquérir une réputation de dimension internationale en tant
que peintre. Michel-Ange lui-même lui offrit des dessins dont elle
fit des copies avant de les renvoyer au célèbre maître
afin d'obtenir un avis sur son talent. La plupart des écrits de
l'époque évoquent Sofonisba comme une dame de compagnie
plutôt que comme peintre. En effet comme dame d'honneur de la reine
elle occupe une position supérieure à celle qu'elle occuperait
comme simple peintre de la cour. A 39 ans elle contracte, après de longues négociations,
un mariage de raison avec le sicilien Fabrizio Moncada. Mais le mariage
et le séjour en Sicile qui s'en suit ne durent pas longtemps car
Fabrizio meurt précocement. Sofonisba décide alors de retourner
vers sa ville natale. Alors que des femmes tel que Lavinia Fontana, Barbara Longhi ou Fede
Galizia étaient toutes filles de peintres, le cas de Sofonisba
fut probablement unique dans l'histoire de la peinture du XVIe siècle
puisqu'elle n'était pas née dans une famille d'artistes.
Comme toutes les femmes de son époque elle ne put s'initier comme
les hommes puisqu'elles n'avaient pas le droit d'étudier l'anatomie
et dessiner des nus masculins ou féminins. Elle ne put peindre
que des modèles particuliers ou faire son autoportrait pour ne
pas risquer de subir les foudres des autorités ou de l'Eglise. |
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| Le Jeu d'échecs (Minerva, Lucia et Europa) 1555 |
Autoportrait |
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| Trois enfants env. 1550 |