Louise Moillon |
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Paris, 1610 - 1696 Le terme "Nature morte" ne fait son entrée dans le lexique français qu'au milieu du XVIIIe siècle tandis que l'allemand Stilleben et l'anglais still life, littéralement nature immobile, existent déjà depuis un siècle. L'adjectif morte donne tout de suite une connotation négative et méprisante pour ce genre tenu pour mineur et particulièrement adapté aux femmes. C'est un sujet discret, toujours disponible à la maison, que l'on peut représenter sans susciter de scandale et sans s'exposer aux regards. Il ne demande pas de connaissances anatomiques et ne nécessite pas de grand atelier. Louise Moillon est l'une des représentantes les plus significatives en ce domaine. Louise connaît bien l'art flamand. Elle fréquente une colonie d'artistes hollandais qui ayant fuis la persécution religieuse dans leur pays vivent à Saint-Germain-des-Prés Leur influence tempère son style et le rend plus sobre. Elle peint également quelques toiles plus complexes, mais moins convaincantes, avec des personnages féminins. En 1640 elle se marie avec le marchand de bois calviniste Girardot de Chancourt. A partir de cette date sa production diminue progressivement. Son mari meurt en 1680 et à la fin de sa vie elle rencontre de graves difficultés financières. Elle doit se convertir au catholicisme pour échapper aux persécutions dont sont victimes les protestants et pour éviter que les biens qui lui restent soient confisqués. |
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Nature morte à la corbeille de fruits et botte d'asperges |
Nature morte à la coupe de cerises et melon |
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La marchande de fruits et légumes |
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Lien externe : |
La vie silencieuse de Louise Mouillon
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