Leonor Fini

 

 

1908 - 1996
Née à Buenos Aires en Argentine, en 1916 elle fuit avec sa mère son père violent et abusif. Elles s'installent à Trieste en Italie, où Leonor doit se cacher pour échapper aux amis de son père qui sont venus en Europe pour la kidnapper et la ramener en Argentine. A 17 ans, Leonor Fini quitte le milieu familial bourgeois très cultivé, et s'établit à Paris. Sans jamais vraiment faire partie du groupe surréaliste, elle se lie d'amitié avec Paul Eluard, Max Ernst, Georges Bataille. Elle n' a jamais fréquenté d'Ecole de Beaux Arts. Pour ses débuts en peinture, elle se consacre aux portraits, peignant notamment Jean Genet et Jacques Audiberti. Tout en refusant de faire partie du mouvement surréaliste, qui à l'époque, était jugé trop libertin et amoral, elle participe en 1936 à l'exposition surréaliste de Londres.

En 1970 Leonor Fini écrit « Toute ma peinture est une autobiographie incantatoire d'affirmation, volonté d'exprimer l'aspect fulgurant de l'être ; la vraie question est de transformer sur la toile le sens de jeu. ». Et dans Le livre de Leonor Fini elle précise « Ce qui est sûr c'est que je veux que les images que je fais surgir soient les plus proches d'elles-mêmes. Je les veux peintes le mieux possible : je veux dire au point le plus aigu de rencontre de ce qui veut s'exprimer à travers moi, et la façon de le faire. »

Que ce soit à Paris, en Touraine ou en été au bord de la mer, elle peint tous les jours, l'après-midi, pendant cinq ou six heures. Pourtant, elle ne termine pas plus de dix toiles par an, car elle peint à l'huile avec une très forte exigence de perfection. Si, arrivée au terme d'une série qui l'avait stimulée elle s'interrompt de peindre, elle passe au dessin, où son écriture est rapide, nerveuse, spontanée. Lorsqu'elle cesse de peindre, elle crée des objets et écrit avec une rapidité presque automatique qui rapproche son écriture «littéraire» de celle du dessin.

Liens :
La galerie Minski : Leonor Fini
Spaightwood Galleries
Wenstein Gallery

Lettre de Leonor Fini à Nadine Monfils qui lui demandait d'illustrer son livre Laura Colombe

 

 

   Retour aux peintres du XXe siècle
Les carcans
1984
Harmonika - Zug
1966
La cérémonie
1960

Dans la tour
1952 - Huile sur toile - 73 x 100 cm
collection privée

Comme tous les soirs
1977
La frise défaite
1977
Dimanche après-midi
1980
Le couronnement de la bien heureuse féline
1974

"Le chat est à nos côtés le souvenir chaud, poilu, moustachu et ronronnant d'un Paradis Perdu."

Les noms qu'elle donna à ses chats sont : Trilby, Min, Moun, Éloïse, Moufti, Maho, Maoua, Ouapka, Vibrissa, Kirou, Baphomet, Musidor, Obéron, Belphégor, Negrina, Pipette, Fanfarlo, Minski, Maisie, Zingarella, Mourmour, Muzonka, Cincinnato, Mausi, Siam, Mélusine, Tchata...