Dorothea Tanning

Photo : Robert Bruce, 1943

 

1910 - 2012

Dorothea naît en 1910 au sein d'une famille d'origine suédoise vivant à Galesburg, dans l’Illinois, aux Etats-Unis.
Elle entreprend des études d’art et commence à dessiner. En 1930 elle quitte sa famille pour Chicago où elle fréquente pour peu de temps l’académie of Arts Institutes.
Elle s'installe à New York, où elle gagne sa vie grâce au dessin publicitaire. C'est en visitant l'exposition des surréalistes et dadaistes au Museum Of Modern Art à New York en 1936 que Dorotha Tanning a l'idée de devenir peintre. Durant la deuxième guerre mondiale elle fréquente les nombreux surréalistes exilés aux Etats-Unis. C'est ainsi qu'elle fait connaissance avec Max Ernst.

Birthday, un autoportrait et l'un de ses tableaux les plus célèbres se trouvait dans son atelier, lorsque Max Ernst vient la voir pour la première fois, en quête de talents féminin à réunir dans une exposition consacrée aux femmes. Il tombe amoureux de la toile et de la belle Dorothea. Peintre talentueuse, femme intelligente et joueuse d'échecs habile, elle séduit immédiatement Ernst.

En 1946, deux ans après sa première exposition en solo, elle se marie avec le peintre. La guerre finie le couple s'installe en France. Après la mort de son mari en 1976 elle retourne vivre à New York.

Malgré les nombreuses années passées en compagnie de Max Ernst on ne décèle aucune influence picturale dans les tableaux de Dorothea Tanning. Dorothea Tanning est une des premières femmes qui ose renverser la perspective érotique dans l’art. Ses peintures expriment les fantasmes de la femme, considéré comme un individu à part entière en non plus seulement la projection du désir de l'homme. En effet, les femmes qui gravitent autour des surréalistes sont presque toutes liées aux peintres en tant que muse ou épouse et correspondent aux critères esthétiques et mentales propre au mouvement : ce ne sont pas des femmes "comme il faut", bonne mère et épouse fidèle, mais elles doivent être belles, fascinantes, disponibles et sans inhibitions.

 

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Liens externes :

Salon.com : Interview par John Glassie (anglais)
Tate Magazine : Quiet Mystery (anglais)