Un désir intime de liberté se dessine sur le visage lumineux d'une seule fille du groupe, ses yeux clairs sont tournés vers le spectateur, ses cheveux paraissent un peu plus libres que celles des ses compagnons. Mais cette liberté est contredite et niée par tous les autres éléments du tableau : la représentation du groupe de jeunes filles identiques ; le dessin de l'uniforme, effaçant les singularités ; la forme du bâtiment dont elles sortent évoquant les d'alvéoles d'une ruche d'abeilles. Tous ces indices suggèrent un fonctionnement collectif élaboré en vue d'une tâche commune à accomplir. Même, les oiseaux sortant du sac porté par l'homme ne sont pas ici le signe d'une éventuelle liberté, mais encerclent les filles pour les protéger et les surveiller.
Le temps brumeux, le ciel sombre, les arbres nus : l'être est prisonnier d'un fonctionnement collectif qui lui reste étranger.