Marie-Francoise-Constance Mayer-Lamartinière

Autoportrait de l'artiste avec son père
1801
Wadsworth Athenaeum, Hatford - Connecticut

1778 - 1821

Constance Mayer suit les cours de Suvée, puis de Greuze. Un jour, elle demande conseil au peintre Pierre Paul Prud'hon dont elle admire les tableaux. Elle mes nomme une « peinture d'âme », entendant par là que son art n'est pas seulement fait d'observation, mais que le sentiment y prédomine et que chacune de ses toiles semble appeler un poème. Prud'hon tombe immédiatement sous le charme de la jeune femme.
Mme Prud'hon est sujette à de violentes crises de jalousie et, après une scène qu'elle était venue faire à l'impératrice Marie-Louise dans le palais des Tuileries, finit par être internée aux Petites-Maisons par ordre exprès de l'empereur.
C'est Constance Mayer qui prend place au foyer du peintre, et tout en continuant de peindre, s'occupe de ses quatre enfants. Mayer et Prud'hon collaborent étroitement. Prud'hon réalise des croquis préparatoires pour la plupart des oeuvres de Constance et Mayer travaille aux tableaux qui pour pouvoir être vendus plus cher, sont signés Prud'hon.

En 1810, elle obtient son propre studio adjacent à celui de Prud'hon à la Sorbonne.

En 1921, la Sorbonne sera réquisitionnée par l'état.

Est-ce sa mélancolie maladive qui l'amena à se trancher la gorge le 26 mai 1821, le fait que Prud'hon refusa toujours le mariage, la conscience que son talent sera toujours méconnu par rapport à celui de son amant, ou la peur d'un futur plus qu’incertain durant cette période mouvementée de l'histoire ? On ne le saura probablement jamais.

Retour aux peintres des XVIII et XIXe siècles
 

L'innocence préférant l'amour à la richesse
1804
Huile sur toile - 243 x 194 cm
L'Hermitage, Moscou

Le sommeil de Vénus et Cupidon
1806
Wallace Collection, Londres