Sophie Rude

 

Dijon 1797- Paris 1867

Sophie Rude née Sophie Frémiet, épouse en 1821 à Bruxelles, le sculpteur François Rude, auteur de "La Marseillaise" de l'Arc de Triomphe de l'Etoile. Nettement plus âgé qu'elle, il était déjà présent dans la vie de Sophie dès l'enfance car c'est un ami de son père. Elle fait plusieurs portraits de son époux, inoubliable avec sa longue barbe de patriarche.

Elève d'Anatole Devosge à Dijon, elle reste toujours attachée à sa ville natale, même si le retour des Bourbons au moment de la Restauration, après la chute de l'Empire en 1815, force sa famille à l'exil. Son père, bonapartiste, part pour Bruxelles.
C'est une chance pour la carrière de la jeune femme : elle peut ainsi entrer dans l'atelier de David qui manifeste un grand intérêt pour son élève.

Elle peint non seulement dans le style de son maître mais elle exécute également des copies d'après ses compositions. Elle est, par exemple, l'auteur du Portrait de Wolf dit Bernard qui passa longtemps pour être de David, avant de lui être rendu lors de l'exposition Autour du néoclassicisme en Belgique en 1985. Car si l'artiste doit être, assurément, classée dans l'école française, elle fut fortement marquée par les années qu'elle passa à Bruxelles jusqu'en 1827, date de son retour en France et de son installation à Paris avec son mari.

Elle produit essentiellement des portraits, mais elle peint également quelques tableaux d'Histoire. Bien que ses tableaux soient de qualité inégale, certains sont de très belles réussites.

   Retour aux peintres des XVIII et XIXe siècles

 

 
Sophie Rude - François Rude Sophie Rude - Jeune femme Sophie Rude - La Duchesse de Bourgogne

 

Portrait de François Rude
1842
Huile sur toile - 100 x 81 cm
Dijon, musée des Beaux-Arts
  Portrait de jeune femme
1849
Huile sur toile - 82 x 65 cm
Dijon, musée des Beaux-Arts

 

La duchesse de Bourgogne arrêtée aux portes de Bruges
Huile sur toile - 183 x 150 cm
Dijon, musée des Beaux-Arts